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TROIS HEURES DIX POUR YUMA

3H10 POUR YUMAAnnée : 1957. Durée : 92 mnPays: USA Genres: Western - Réalisateur: Delmer Daves - Scénaristes: Elmore Leonard, Halsted Welles - Compositeur: George DuningActeurs: Glenn Ford (Ben Wade), Felicia Farr (Emmy), Van Heflin (Dan Evans), Leora Dana (Mrs. Alice Evans), Henry Jones (Alex Potter, town drunk), Richard Jaeckel (Charlie Prince), Robert Emhardt (Mr. Butterfield, Stage Line Owner), Sheridan Comerate (Bob Moons (Stagedriver's Brother)), George Mitchell (Bartender), Robert Ellenstein (Ernie Collins)...A la suite de l'attaque d'une diligence et d'un meurtre, Ben Wade est arrêté. Dan Evans, un fermier au bord de la ruine à cause de la sécheresse, accepte de remettre le criminel aux mains de la justice de Yuma. Chargé de le convoyer jusqu'au train qui le conduira en prison, Dan Evans établit une étrange amitié avec Ben Wade tout au long de ce périple initiatique.L' HISTOIREBen Wade et sa bande attaquent une diligence et raflent le coffre rempli d'or qu'elle transportait. En tenant de s'interposer, le cocher est tué. Accompagné de ses deux fils, Dan Evans, un éleveur de la région, a assisté impuissant à la scène. Embrigadé dans la patrouille que le shérif du lieu constitue pour retrouver les bandits, Dan réussit à capturer Ben Wade, qui s'était attardé au saloon de la ville avec Emmy, la jolie serveuse...Butterfield, le propriétaire du coffre volé, offre une prime de 200 dollars à qui conduira le prisonnier dans le train pour Yuma. Dan, qui a un grand besoin de cet argent à cause de la sécheresse qui menace de ruiner sa ferme, accepte la mission.Parvenu à Contention, Dan s'enferme dans une chambre d'hôtel avec son prisonnier pour y attendre l'arrivée du train. Mais les complices de Ben, qui ont retrouvé sa trace, se rendent sans peine maîtres de la ville. Tout le monde, y compris Butterfield et Alice, la propre femme de Dan, le conjurent de renoncer à sa mission : c'est un suicide.Mais Dan veut aller jusqu'au bout : pour l'argent dont il a besoin, mais aussi par fierté, pour regagner l'estime de ses fils. Et contre toute attente, Dan, gardant Ben Wade sous le feu de son fusil, réussira à prendre le train de 3 h 10 tandis que la pluie commence à tomber...LA PETITE HISTOIRELa légende veut que Robert Aldrich, qui refusait de tourner le script de ce film, l'ait revendu une somme rondelette à la Columbia. Le tournage fut immédiatement entrepris sous la direction de Delmer Daves, qui s'était déjà distingué à l'époque dans la réalisation de quelques westerns particulièrement populaires : LA FLÈCHE BRISÉE (1950), L'AIGLE SOLITAIRE (1954), L'HOMME DE NULLE PART (1956) et LA DERNIÈRE CARAVANE (1956). LA COLLINE DES POTENCES en 1958 confirma la maîtrise de Delmer Daves dans le genre dont il devint, aux côtés d'Anthony Mann et de Budd Boetticher, l'un des plus grands spécialistes des années cinquante.Deux années plus tard, John Sturges signa un autre western à la structure très similaire : “ Ah ! oui, la ressemblance entre mon film, et LE DERNIER TRAIN DE GUNHILL, s'exclama Delmer Daves avec humour. Eh bien !, c'est très simple : quand Hal Wallis et les producteurs de ce dernier film ont vu le mien, ils m'ont dit : - Excellent, Daves ! C'est exactement le genre de film que nous voulons faire ! – et ils l'ont fait en me le disant eux-mêmes ! ” (in “Cinéma 61”, n° 53, février).En 1960, Felicia Farr devenait l'épouse de Jack Lemmon.ETUDE DU FILMSelon le cinéaste américain Delmer Daves (1904-1977), "comprendre, c'est aimer". C'est de cette citation que nous nourrirons notre étude du western le plus connu de son auteur au sein d'une œuvre incomprise. Car toute l'œuvre de cet auteur est fondée sur la méconnaissance de ses films et l'incompréhension de trois décennies de travail, de réflexion et d'aboutissement dans les années 60 par une succession de mélodrames. Ici, il n'est pas de notre propos de dresser un catalogage abusif des films de Delmer Daves, et d'en faire un succinct résumé et une analyse trop expéditive qui nuirait probablement à son auteur.Le cinéaste a fondé son oeuvre autour de deux thématiques sublimes et universelles : la connaissance et l'éducation. Il a nourri chacun de ses films, que ce soit le film noir (Les Passagers de la Nuit, 1947), le film de guerre (Destination Tokyo, 1944), le film dramatique (Les Diables au Soleil, 1958), le film historique (Les Gladiateurs, 1954) et le western (La Flèche Brisée, 1950), de ses réflexions qui aboutissent à la compréhension de l'autre et plus particulièrement, apprendre à l'aimer. En ce sens 3 h 10 pour Yuma est le film où convergent toutes les pensées de son auteur et où se définissent de manière la plus explicite sa personne et ses convictions. Dans ce western, le cinéaste se livre à l'introspection de valeurs qu'il replace dans un contexte qu'il connaît, par les recherches qu'il a effectuées. Ce n'est pas un film moraliste. C'est une oeuvre sur les valeurs qui fondent la morale de chaque homme. Tout le film s'articule autour de la citation de Delmer Daves. C'est par la compréhension que les enfants de Dan Evans apprennent à mieux connaître leur père et par conséquent à l'aimer plus encore, non pas pour ce qu'ils voudraient qu'il soit (un héros), mais par ce qu'il a exprimé (des valeurs et des convictions morales, notamment celle de ne pas oublier sa parole).De même, à la différence de nombreux westerns, ce film n'est pas recentré uniquement sur le rapport entre les hommes. Il se concentre pareillement sur deux portraits de femmes, probablement parmi les plus justes de l'Histoire du Cinéma, et qui trouvent un aboutissement dans le très beau mélodrame Les Diables au Soleil (Kings Go Forth), que Delmer Daves tourna l'année suivante. Le western nous avait habitué à présenter et à explorer des portraits de femmes fortes et de meneuses d'hommes (Marlène Dietrich dans L'Ange des Maudits de Fritz Lang, et Joan Crawford dans Johnny Guitar de Nicholas Ray) ou bien de femmes qui correspondaient à l'iconographie originelle du genre (l'institutrice, la prostituée, la femme au foyer). Dans son film, le cinéaste propose une approche autre, plus moderne, plus intemporelle, plus universelle que George Stevens avait déjà illustré dans L'Homme des Vallées Perdues (1953), mais que Delmer Daves explore avec plus de sensibilité, plus de justesse et plus d'objectivité. Le cinéaste ne met point face à face deux femmes que tout oppose : la première est la femme de Dan Evans (Léora Dana, que l'on retrouve dans Les Diables au Soleil en tant que mère de Natalie Wood), femme aimante et mère, et la jeune femme du saloon (Felicia Farr), fragile dont la seule demande est un regard amoureux, et non purement sexuel.



ROLAND F.

"Voici l 'heure de la quiétude et de chanter, face à face avec toi, la consécration de ma vie, dans le silence de ce surabondant loisir." (Rabindranath Tagore)

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